Avec A single man, Tom Ford réalise un premier film absolument réussi, que ce soit sur le plan de l’intrigue, de l’émotion et de l’esthétique.
Dans l’Amérique des années 60 George (Colin Firth), professeur d’université d’origine Britanique, ne vit plus. Il ne s’est pas remis de la disparition de son compagnon, et même sa meilleure amie Charley (Julianne Moore) n’arrive pas à lui redonner gout à la vie, mais un de ses élèves (Nicholas Hoult) va venir perturber un quotidien réglé comme du papier à musique…
Première surprise pour film : l’histoire est absolument prenante. Sans temps mort, tout en finesse et en psychologie, on pénètre dans l’univers de George Falconer.
Le deuxième atout indéniable du film est son esthétique, absolument irréprochable. Le contraire aurait été étonnant de Tom Ford, venant de l’univers de la Mode. Tout dans A single Man respire le rétro des 60’s, fashion à souhait en 2010 ! Ca fait partie des films qui font vraiment plaisir à voir pour le côté bijou.
Et pour ce qui est de l’émotion, elle repose à mon avis sur l’histoire et l’esthétique, à la fois glamour mais pas froide… Soignée, mais réaliste en somme.
Si la bande annonce ne reflète pas l’intrigue du film, elle pourra vous donner une idée de l’esthétique absolument parfaite, et surtout envie de voir ce film à ne pas rater !
C’est pas facile d’être une princesse… Surtout dans un monde de brute comme le notre !
Constance est une fille comme les autres beaucoup d’autres : à la recherche du prince charmant, élevée en Picardie, nourrie aux Walt-Disney mais qui ne tombe que sur des crapauds et pète légèrement les plombs à force de chercher.
Spectacle de fille, mais pas seulement, le spectacle de Constance plaira aux hommes par son ton parfois cru mais souvent très juste et surtout très drôle.
Contrairement à d’autres comiques qui prennent leur public en otage pour se faire une séance de psychothérapie à moindre frais, Constance préfère rendre hommage à « tous les cons que j’ai pu croiser dans ma vie… et plus j’avance dans ma carrière, plus j’en croise ».
En guise de souvenir, vous pourrez même repartir avec une plume de Panda… C’est pas ma santé mentale qui est en cause, c’est elle qui vous en offrira une à la sortie si vous avez été sages !
Et le premier qui s’amuse à critiquer la Picardie dans les commentaires aura affaire à mon courroux éternel et sera maudit sur 25 générations… Qu’on se le dise !!
Ca fait un bout de temps que j’ai eu la chance de voir Le refuge en avant-première à Beaubourg, mais je me suis dit qu’il serait tout aussi bien de vous en parler au moment de sa sortie…
Mousse (Isabelle Carré) qui va perdre son compagnon Louis (Melvil Poupaud) emporté par la drogue. Elle apprend alors sa grossesse et décide de quitter Paris. Quelques mois plus tard, Paul (Louis-Ronan Choisy) le frère de Louis vient la retrouver dans sa retraite.
François Ozon signe un magnifique portrait d’une Isabelle Carré enceinte, sublimée, parfois méconnaissable d’une scène à l’autre. Plus prenant par l’émotions qui en sort que par le scénario sans grande surprise, Le Refuge nous perd parfois dans la psychologie de ses personnages très parisiano-parisiens, attachants mais à qui on a envie de mettre une paire de baffe pour les faire arrêter de couper les cheveux en quatre.
La séance de débat entre l’équipe du film et le public après la projection était un grand moment, difficile à restituer dans son intégralité. Entre les monologues de certains spectateurs visiblement bouleversés par le film, et dont François Ozon cherchait tout de même à savoir s’ils contenaient une question, et les questions techniques farfelues du style « Le son, c’est du 5.1 ou du stéréo ? », François Ozon a réussi à garder tout son sérieux. Dur quand on connait la faune de Beaubourg !
Etant chanteur avant d’être acteur Louis-Ronan Choisy a également signé la musique originale du film, interprétée en duo avec Isabelle Carré.
Et si mon avis sur le film ne suffit pas, allez voir celui de Charles…
Je dois avouer que j’étais plus que dubitatif il y a un an, quand Lady Gaga est arrivée en France avec Poker Face. La chanson était certes agréable, mais le clip où elle se frottait à un dauphin en plastique dans une piscine gonflable me laissait perplexe…
Et au fil du temps, je me suis laissé séduire par son album The Fame et les différents single. J’ai aussi découvert que Lady Gaga était une vraie artiste (auteur/compositeur/interprète), capable de donner la chair de poule en piano-voix…
Son dernier clip, Bad Romance est tout en démesure, à la hauteur du personnage que Lady Gaga s’est façonné. Outre le placement produits assez évident, je trouve qu’il y a une atmosphère très David Lachapelle dans ce clip, à regarder jusqu’au bout pour bien s’en rendre compte.
Pour rendre hommage au king of pop, Coudy utilise ses matériaux favoris, des bouts de ficelle et du carton, qui lui servent d’habitude à revisiter les émissions cultes de la télé Française.
Comme toujours avec Coudy, c’est drôle du début à la fin, et délicieusement décalé.
Parce qu’il n’y a pas que les filles maigres qui savent chanter, je voulais vous faire partager mon coup de coeur pour Gossip et la génial Beth Ditto.
En écoutant les anciens albums de Gossip et leur petit dernier, Music for men, on se dit que soit Beth a vraiment pris des cours de chant de façon intensive soit les ordinateurs font vraiment des trucs supers de nos jours…
J’aime beaucoup ce clip en tout cas, un vrai petit bijou qui colle comme un gant à l’univers de cette chanson et à l’univers décalé de Gossip !
Après trois ans d’abscence, Shakira revient sur la scène pop avec deux morceux… enfin, le même mais en version Espagnole et en version Anglaise.
On reconnaît d’entrée de jeu la voix et le phrasé si caractéristiques de Shakira. En revanche, en ce qui concerne la chanson en elle même et le clip… on a plutôt l’impression de voir du Britney Spears !
On est loin de la Shakira des débuts, quand elle était encore inconnue en France et quand elle chantait Donde estan los ladrones.
Le titre que la chanteuse défini comme de un retour à la « disco des années 80″ est loin de faire l’unanimité chez ses fans… Deux nouveaux albums de Shakira vont sortir à la rentrée: un en Anglais et un autre en Espagnol.
Je viens de voir un nouveau type de publicité, plutôt original, sur Facebook. Il s’agit d’un évènement, avec les 3 options de réponse classiques, qui se trouve dans les publicités contextuelles sur la droite de la page.
Je trouve ça intéressant pour faire la promotion d’un évènement. Vous aviez déjà vu des expéricences similaires ?
J’avais déjà eu la chance d’aller applaudir Jay Brannan lors de son premier passage en France en novembre 2008 à la Reine Blanche. Alors, quand j’ai vu via son Twitter que Jay était de retour en France en mai 2009, j’ai sauté sur l’occasion en réservant immédiatement mes places !
Même si Jay Brannan n’a pas encore sorti de nouvel album depuis son dernier passage en France, je me suis dit qu’il fallait aller le voir… car c’est vraiment un garçon plein de surprises en live. Et bien je ne me suis pas trompé. Pour commencer, entre chaque chanson jay parle… beaucoup !
Dans la liste des ses péripéties en France, on a eu le droit à un long laïus à propos du Vélib’, et de la peur qu’il avait de le prendre en ne sachant pas s’il y aurait une piste cyclable dans sa rue de destination, et sa peur de mourir dans d’affreuses souffrances. Après quelques élucubrations du style « Do you Vélib’ in love after love » ou « I Vélib’ I can fly », Jay nous a offert une autre surprise.
Après avoir transformé son Housewive en Femme au foyer lors de son dernier passage en France, Jay Brannan cette fois-ci osé une reprise de… Céline Dion avec Pour que tu m’aimes encore.
Passé la surprise et les rire du début, faut avouer que même en chantant l’annuaire il serait toujours aussi passionnant !
Même si Jay n’a pas encore sorti de nouvel album… son nouveau bébé est déjà en route ! Il s’agira d’un album de reprises, comprenant aussi deux inédits… dont un qu’il nous a offert en piano/voix.
Denier cadeau, Jay Brannan nous a offert en solo une chanson qui va sortir en duo avec Margaret Cho et qui vante… leur expetise pour le sexe oral
Alors, vous avec déjà hâte de le voir revenir à Paris ? En tout cas, j’y serais sans aucun doute !
Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins : nous sommes samedi, si vous n’avez pas encore vu l’exposition de David LaChapelle à La Monnaie de Paris, vous devez y aller de toute urgence puisqu’elle ferme dimanche soir.
J’avais voulu aller la visiter le week-end de son ouverture, mais la foule avait refroidi nos ardeurs. Des critiques lues ou entendues ont failli me faire renoncer à l’exposition, qui vaut vraiment le coup.
Autant le dire tout de suite, ce n’est pas l’expo où il faut emmener ses enfants. D’ailleurs, il est précisé à l’entrée que certains visuels peuvent « heurter la sensibilité des plus jeunes ». Il suffit de connaître un minimum David LaChapelle pour savoir que le nu fait partie intégrante de son travail. A la manière d’un peintre classique, il va mettre en scène les corps, en y ajoutant une touche plastique qui correspond totalement à l’iconographie des temps modernes de stars sur papier glacé.
Le second reproche que l’on peut faire à cette rétrospective est d’être courte. En ayant pris le temps de regarder un des deux films présentés en début d’exposition, il nous a fallu 45 minutes montre en main pour parcourir l’exposition. C’est peu quand on a payé son billet 10 euros. D’autant plus que, mystérieusement, le « tarif jeune » s’arrête à 22 ans.
Malgré cela, on prend beaucoup de plaisir en traversant les treize thèmes de l’exposition. On passe du sacré, à la société de consommation, en passant par les people, les désastres, et le déluge.
Une autre déception : sur cette oeuvre, toute en subtilité… on voyait les traces grossières du nettoyage de la vitre. Un reproche à porter au services techniques de La Monnaie de Paris plus qu’à l’exposition en elle même, mais qui montre un manque de soucis du détail.
Au final, tout de même une exposition très intéressante, riche en références tant iconographiques que sacrées qui tend à nous montrer que la photographie est au XXIème siècle ce que la peinture a longtemps été.
Si vous ne savez pas quoi faire ce mercredi soir, vous vous devez de courir au Point Virgule pour applaudir Devals et Gaudin !
C’est grâce à leur metteur en scène, le charmant Coudy, que j’ai découvert Devals et Gaudin. Habitués de la télé et des caméras cachées, ces deux trublions savent parfaitement jouer l’interactivité avec leur public et faire des allusions à l’actualité.
On a eu le droit à un véritable festival d’imprévus pour le soir où nous y étions. Entre un cassage de table au bout de cinq minutes de spectacles, ou celui du groom de porte de la salle de spectacle, Devals et Gaudin ont sû parfaitement mener le spectacle en s’en servant pour nous faire rire encore plus.
Les sketchs s’enchaînent, on rigole beaucoup, Devals et Gaudin improvisent beaucoup. Ils rebondissent sur l’actualité. Il y a déjà quelques temps que je les ai vus sur scène, au moment où Ségolène Royal commençait à s’excuser pour tout le monde. Ils y ont bien entendu fait allusion !!
Devals et Gaudin revisitent avec leur humour burlesque les situations les plus improbables comme un client qui se fait à moitié violer par son prof de self-défense ou cet homme qui ramène une guenon folle de lui d’un safari en Afrique.
Cette fille est folle… donc absolument géniale! Elle nous embarque dans son monde (magique) pour un peu plus d’une heure de spectacle.
Une jeune fée, la Fée Gaffe, a pris possession du corps d’une jeune avocate, Caroline Vigneaux, en pleine plaidoirie. Pour le meilleur, et pour le rire. La fille unique de la reine des fées va alors découvrir le monde des humains, ses codes, et ses absurdités. Elle va également découvrir l’Amour et l’analyser avec son regard de fée totalement déjantée.
Avec sa baguette magique de fée, Caroline Vigneaux nous fait rire du début à la fin. Magie? Humour? Dur à dire. Sûrement un peu des deux. Elle n’hésite en tout cas pas à aller chercher son public quand elle sent qu’il ne la suit pas.
Même si j’ai un peu eu de mal à rentrer dedans les premières minutes, j’ai vraiment beaucoup rigolé grâce à l’humour totalement déjanté de Caroline Vigneau. A force d’interactivité avec la salle, elle a même fini par perdre totalement le fil de son spectacle… dans une désopilante digression pour notre plus grand bonheur !
En prime, la jolie Caroline Vigneaux vous apprendra à parle le Lipin (le lapin pour les non-initié). Pirci qu’illi i iti ilivii pir dis lipins, illi pirli ciirimint liir jilii lingii. Si vous voulez comprendre, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Au passage, je vous conseille de ne pas vous fier à la vidéo disponible sur YouTube. Elle date, et on sent que les sketchs ont été franchement ré-écrits, et que Caroline Vigneaux a gagné en assurance et en maîtrise de son spectacle.
Il était une fée
Théâtre des Blancs Manteaux, 15 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris
Ca fait plaisir de revoir ou même de voir des sessions auxquelles je n’ai pas pu participer le jour J. Mais c’est assez… bizarre de se voir (et de voir tous les défauts que l’on a quand on s’exprime en public).
Magique. C’est ce qui peut le mieux décrire la performance d’Andrew Bird hier soir à La Cigale.
A vrai dire, je ne connaissais pas vraiment l’univers d’Andrew Bird avant hier soir. J’avais écouté son dernier Noble Beast sur Spotify, mais il ne reflète pas toute l’énergie qui se dégage de ce véritable artisan du son en concert. Avec l’oversampling, Andrew Bird donne l’impression qu’il y a plusieurs violons sur scène… alors qu’il était seul à jouer pour la première chanson et son premier rappel.
Accompagné de ses trois musiciens, Andrew Bird jongle avec brio entre violon, guitare et glockenspiel… pour le plaisir de nos oreilles. Sa musique est puissante, riche, pleine de nuance et de force. Pour faire simple, j’ai vraiment adoré ce concert qui m’a transporté dans l’univers de ce chanteur qui siffle dans la plupart de ses chansons.
Si vous ne connaissez pas encore Andrew Bird, je vous recommande largement d’aller faire un tour sur son MySpace. Et si vous tombez sous son charme, il passe à Bruxelles le 9 mai!
Avec plus de 200 représentations et des critiques unanimement élogieuses, Comme ils disent se place dans les valeurs sûres du moment pour passer une bonne soirée. Après un passage par plusieurs théâtre, c’est au Mélo d’Amélie que les deux acteurs de Comme ils disent ont trouvé refuge.
Cette comédie, très gay de prime abord, réussit à fédérer un public large puisqu’elle nous parle avant tout de problèmes du couple que tout le monde a rencontré, rencontre, ou rencontrera. Des vacances au restaurant en passant par le choix de l’appartement, la séance de bricolage…
Toutes les scènes de la vie de couple sont passées à la moulinette par ce couple que tout semble opposé, entre un prof d’histoire-géo fan de musées et un pseudo agent artistique pour chanteuses mortes qui ne lit que la presse people.
Mais au fond, les opposés s’attirent, et leurs différences nous permettent avant tout de passer un bon moment de rigolade.
Noël, c’est la période des cadeaux. Et si les moufles oranges tricotées par Tata Josiane ou le joli cadre lumineux offert par Oncle Lucien ne vous ont pas fait plaisir, Apple a pensé à vous!
Pour fêter la fin de l’année et les très bons résultats de la musique en ligne sur l’iTunes Store, Apple nous offre 12 jours de cadeaux.
Contrairement aux morceaux gratuits offerts tout au long de l’année, et qui servent surtout à faire la promo d’artistes peu connus du grand public, cette opération ouvre d’emblée sur un groupe qui s’est fait largement connaitre cette année, The Ting Things. Vous avez donc jusqu’à la fin de la journée pour télécharger le plus légalement du monde le clip That’s not my name.
… et bien ça donne une vidéo hillarante, qui commence à faire le tour des blogs, et que j’ai vu (en version longue) pour la première fois sur le Blog de MacGénération.
Ceux qui ont vu Shortbus connaissent déjà Jay Brannan, comme acteur. Mais depuis plusieurs mois, on peut voir ses vidéos sur Dailymotion ou YouTube.
C’est donc en live depuis ses toilettes que j’ai admiré Jay pour la première fois! Sa musique est plutôt folk, posée, idéale pour regarder la pluie tomber avec un chocolat chaud à la main, ou contempler un coucher de soleil sur Paris avec un thé rouge fumant…
Lorsque j’ai reçu un mail de Toli pour me dire que Jay Brannan était de passage en France pour sa tournée… Je n’ai pas hésité longtemps, j’ai tout de suite commandé ma place.
Un concert de Jay Brannan, c’est un instant magique. J’étais assis au troisième rang, en train de le regarder pendant plus d’une heure faire l’amour à sa guitare. Et aussi parler, en toute simplicité, de son étonnement de certaines choses en Europe, de sa vie en tournée, de l’auto-production de son premier album… et de son travail qu’il ne veut pas rejoindre à la fin de l’année!
Si vous n’êtes pas encore fans de Jay, je vous conseille d’aller faire un tour sur son MySpace. Et si vous voulez le soutenir pour qu’il ne retourne pas à son job ingrat à la fin de sa tournée… allez acheter son album sur l’iTunes Store!
Jérémy, parisien depuis septembre 2008 après avoir passé quelques années à Lille.
Etudiant sur le campus de Paris de SKEMA Business School (ex ESC-Lille), je travaille également en tant qu'analyste junior sur le marché des TIC au sein du cabinet MARKESS International.
Fan des ordinateurs avec une pomme (qui s'allume, de préférence), d'Arts Plastiques, de Musique et de Web.